Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LES HISTOIRES de RAUGH de CHINY

LES HISTOIRES de RAUGH de CHINY

Menu
VISITE CULTURELLE

VISITE CULTURELLE

T’as vu la statue                 

La statue tu l’a vue ?

  

La sculpture est belle

Le marbre est blanc

Des carrières de Carrare

 

Sais-tu qui elle est ?

Quel artiste l’a donc sculpté ?

A quelle époque ?

 

Je ne suis pas un cas rare

Ma tête, mon crâne sont de vent

Les dates, les noms, l’histoire…

 

Celle là c’est sûr, c’est du Baroque

Est-ce de style  Gothique, Roman

Renaissance ou Archaîque

 

Art Etrusque, Médiéval, Toscan

Colonne Corinthienne ou Dorique,

Tout cet art est d’une autre Ere

 

Par contre pour la matière

Céramique ou Terre cuite

Grès, pierre ou granit

 

Ou encore albâtre, ambre

Vermeil, or et argent

Là c’est sûr je m’y entend

 

Celle-ci n’est pas de marbre

C’est en bois polychrome

Installé sous le Dôme

 

L’ange Raphaël descend du ciel

Regarde, allongée sur la stèle

Cette plantureuse Dame

 

Vient sans doute de faire l’amour….

Dans un monastère ?

Sans doute n’avait-elle pas d’âme

 

Dans la Sixtine, en l’air

Dieu a bien le cul nu…

Et lui n’aurait-il pas bu ?

 

Dyonisos ou Bacchus… bien sûr

Il semble effectivement bien mûr

C’est un Dieu Grec ou Romain

 

Orgiaque et libertin

Tient, ici c’est du bronze

Sur la fresque ils sont onze

 

Ce n’est donc pas la Cène

C’est de là que le malheur

Porte le chiffre treize.

 

Erreur, quelle fadaise !

Quel nombre alors le bonheur ?

Au plafond la ronde des Amours

 

Danse pour des dames sans atours

Envoûtés par les satyres

Leurs voluptés se mirent

 

Dans l’eau claire de la mare

Entre fleurs de lotus et nénuphars

Cela nous amène au parc

 

Ou Diane a oublié son arc

Et caresse le chevreuil ou la biche

Qui dans son habit se niche

 

Impudiques dans les fontaines

Ce sont les bronzes qui se baignent

Sous la pluie des jeux d’eaux

 

Presque tout est beau

Nos yeux se régalent

De tout ces formes qui s’étalent

 

Pourquoi ? allez donc savoir

Nous ne connaissons pas l’Art

Primaires que nous sommes

 

Regardant comme des pommes

La courbe de ces fesses

Que la main caresse

 

La douceur de cette figure

La finesse de la sculpture

La rondeur ferme du sein

 

Ne laisse pas nos sens serein

Ces jambes toutes en forces

La puissance de ces torses

 

La lumière éclairant le néant

Le combat  fut violent

Mais la victoire magnifique

 

En reste un tableau mythique 

Une allégorique peinture

Une monumentale sculture

.

Notre muse est dans la tête

Ces splendeurs nous font la fête

Une musique nous habite

C’est la fin de la visite